Du négatif à la photo de rue, j’avais envie de tout reprendre à zéro.
J’ai changé d’avis concernant la photo de rue. J’avais tout arrêté il y a plusieurs années. Je trouvais l’exercice beaucoup trop difficile et les résultats que j’obtenais n’étaient pas à la hauteur de mes attentes. Je m’y remets doucement et avec prudence. Par contre, il n’est plus question de pratiquer la chasse à l’homme. Ce sont les espaces urbains qui m’intéressent. Les individus entrent dans mon cadre s’ils le souhaitent. La compo dépend du lieu. Les personnes ne sont que des figurants.

Cette approche de la photographie de rue m’oblige à réfléchir à mon cadre ou mon intention. Cela me permet de déclencher moins souvent et d’améliorer le taux de réussite. On ne peut plus fonctionner en argentique comme il y a vingt ou dix ans. Les pellicules sont aujourd’hui trop chères pour gâcher de la bobine. Je préfère encore ne pas prendre la photo et passer éventuellement à côté d’une scène intéressante.
J’essaie aussi de ne pas rester trop longtemps au même endroit. Je ne veux remplir la moitié d’un film de 36 poses avec des vues presque identiques. Il me faut varier les scènes, les lieux et pourquoi pas le style : passer du flou au contre-jour, du cadrage géométrique à une scène humaniste. Je veux diversifier mes prises de vues pour ne pas m’ennuyer et éviter les frustrations à la découverte de la planche contact.
Et vous ? Comment fonctionnez-vous en photo de rue en argentique ?


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