Cela fait plus de trente ans que je pratique l’argentique mais dans ma tête je reste un éternel débutant. Je découvre sans cesse de nouvelles façons de travailler le noir et blanc.
Je cherche la bonne recette pour simuler le noir et blanc rétro de mes photographies argentiques. Je bidouille avec différentes mixtures et des vieux films. Je ne suis même pas sûr que cela ait un sens de parler de noir et blanc rétro. La formulation n’est peut-être pas appropriée mais je pense que vous ne m’en voudrez pas. Les pellicules que j’utilise en ce moment sont des Ilford Delta 3200 périmées et je ne les ménage pas. J’ai exposé pour les gris clairs. Théoriquement, il faudrait surexposer plus qu’à l’habitude quand le film est trop vieux mais je n’ai qu’un seul mot d’ordre en ce moment : ne pas respecter les règles. Les noirs sont sales, c’est un bon début. Le résultat est dû à une mauvaise utilisation du procédé argentique, veillez à ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Ce qui est amusant, c’est de faire le chemin inverse par rapport à mes confrères. Les images limpides exemptes de défaut ne m’intéressent pas. Le numérique est de moins en moins mon dada. Les reflex Canon 5D MKIII restent cependant indispensables en reportage. Ce sont des outils qui me font vivre mais il y a peu de chance que je les remplace par des boîtiers plus récents. J’investirais volontiers dans un autre moyen format, éventuellement dans un Canon EOS R6 si vraiment cela est nécessaire. Le film a plus d’importance qu’un capteur haut de gamme, si vous voyez ce que je veux dire.

L’autre film qui m’intéresse dans cette quête de la photo noir et blanc à l’ancienne, c’est la Fomapan. J’ai beaucoup apprécié son doux rendu en 100 ISO. Je suis en train de faire d’autres essais avec du Rodinal qui semble lui donner un peu plus de peps et cela lui va bien. Je n’ai pas dit mon dernier mot.

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