Les idées de photos viennent avec le café du matin.
Janvier. Le café fume, les idées photographiques bouillonnent. Rien de tel que ce rituel matinal pour nourrir mes expérimentations argentiques. Depuis quelques temps, je poursuis mes recherches sur le développement des pellicules noir et blanc avec du café soluble : le fameux caffenol.
🧪 Une recette sans dogme
Sur internet, les variantes abondent, mais la base reste assez constante. Chacun adapte selon ses habitudes, ce qui rend la méthode aussi accessible que personnalisable. Pour débuter, j’ai choisi la recette du Cookbook : simple, efficace, et plutôt bien documentée.

La préparation demande un peu d’organisation :
- Carbonate de sodium : 27 g, à dissoudre en premier
- Vitamine C : 8 g, ensuite
- Café soluble : 20 g, en dernier
- Le tout dans 500 ml d’eau à 20°C
Le secret ? Dissoudre chaque ingrédient séparément pour une solution bien homogène. La magie peut alors opérer.
🎞️ Essais et ajustements
Mes premiers pas avec le caffenol sont encore timides. Pour l’instant, je m’en tiens à un dosage constant, que j’ajusterai au fil des résultats.
- Ilford HP5 exposée à 800 ISO : très bon rendu, contraste équilibré, grain satisfaisant.
- Kentmere 400 poussée à 800 ISO : là, le grain devient grossier, le rendu un peu brouillon. J’ai respecté la formule mais allongé le développement à 25 minutes, comme suggéré pour une poussée d’un stop. Verdict : le film a probablement subi un surdéveloppement. Je retenterai avec une durée plus raisonnable avant de tester le stand dev.
🔍 Explorations en cours
J’imagine déjà les nombreuses applications possibles avec ce procédé : une porte ouverte vers plus de liberté créative, moins de dépendance au matériel “classique”. Le caffenol, c’est un peu l’alchimie du quotidien, une manière poétique de relier image et expérience.


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